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Salut Typhaine,

voici un texte à insérer sur le blog de l'asso. Il s'agit d'une retranscription d'un témoignage d'un monsieur que j'ai rencontré hier et qui a eu envie de me raconter une partie (la moins drôle) de sa vie.

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Monsieur G.

 

Monsieur G. est à la retraite et depuis un  mois, il vit dans un centre d'hébergement de la Croix-Rouge, en attendant de pouvoir rejoindre son épouse qui vit à l'étranger.

 

Comment en est-il arrivé là?

 

Monsieur G. est chauffagiste de formation et de métier. Lui et sa femme ont travaillé toute leur vie. L'heure de la retraite arrivant et à la suite d'un voyage à l'étranger où ils tombent tous les deux amoureux du pays, ils décident de tout plaquer, de vendre leur maison et de venir couler des beaux jours au maghreb.

 

Mais monsieur G. n'est pas homme à se tourner les pouces. Grâce à la vente de la maison, il rachète un restaurant, embauche du personnel et propose à une clientèle, majoritairement touristique, une cuisine à la fois française et locale.

 

Mais la crise pointant le bout de son nez, les choses n'évoluent pas comme prévu. Les clients se font rare et monsieur G. se voit dans l'obligation de licencier son personnel et de fermer son restaurant. Et c'est bien connu, un malheur n'arrive jamais seul! Son épouse tombe gravement malade, elle est atteinte d'un cancer de l'utérus et d'un cancer du sein. Elle perd plus de 50 kilos. Ne bénéficiant pas de la sécurité sociale, tous les frais médicaux sont à la charge du couple. Toutes leurs économies y passent.

 

De plus, monsieur G. est contraint de rentrer en France. Sa mère est décédée, il doit s'occuper des funérailles et des formalités administratives de la succession. Un imbroglio adminsitratif l'empêche de percevoir sa petite part d'héritage. Monsieur G. se retrouve sans le sou, seul (sa femme est restée au maghreb) et isolé. Pendant un temps, un ami l'aide à se payer une chambre d'hôtel mais monsieur G. se retrouve rapidement à dormir dehors, avant de composer le 115 et de trouver une place dans un centre d'hébergement.

 

Aujourd'hui, sa femme est en rémission, elle a trouvé un emploi dans une agence immobilière, grâce à son réseau de connaissance sur place et monsieur G. espère la rejoindre d'ici un mois, le temps de régler toutes ses démarches administratives.

 

Souhaitons leur tout le bonheur possible et un prompt rétablissement à madame G.

 

Cette histoire, d'une banalité ordinaire, n'arrive pas qu'aux autres. Personne n'est épargné par un accident de la vie. Pour cette raison, il est intolérable de ne pas venir en aide aux SDF, de les mépriser et de passer devant eux avec un air de dégoût parce que leurs vêtements sont sales et qu'ils n'ont pas eu l'occasion de se laver depuis plusieurs jours.

 

N'oublions pas que le SDF est avant tout un ETRE HUMAIN qui souffre de son état et d'être exclu de la société;
et sourtout, soyons conscients que les choses et les évènements de la vie sont éphémères et sachons nous contenter de ce que l'on a et de ce que l'on est. L'application de cette philosophie nous permettra d'affronter bien des souffrances.

 

Merci a Audrey de m'avoir fait parvenir ce texte

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