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Ce dimanche; comme un dimanche sur deux depuis près de 3 ans, nous avons fait une maraude.

Comme chacune des maraudes que nous faisons, des scènes nous marquent plus que d'autres.

De mon coté, trois rencontres m'ont marquées plus que les autres.

Il y a eu l'émotion de Y. lorsqu'il nous a annoncé qu'il avait un entretien d'embauche le vendredi 23 août 2014 , on croise les doigts pour lui et on espère vraiment que cela marchera pour lui.

Il y a eu aussi nos échanges taquins avec D., un homme que nous connaissons depuis le début des maraudes dans le secteur où il se trouve et cela fait maintenant plus de deux ans. Quand il n'est pas là on s'inquiète pour lui et inversement (quand il ne voit pas certains bénévoles, il prend des nouvelles).

Je prendrais le temps de parler de cet homme dans un autre écrit car ce soir j'ai envie de vous parler des retrouvailles avec E., cela faisait plus d'un an que nous ne l'avions pas revu.

E. a été SDF; bénévoles ensuite au sein de l'association Goelette puis maintenant il passe voir ses amis de la rue, une belle amitié qui continue. Lui a maintenant trouvé un logement, un boulot mais il n'en oublie pas pour autant ces compagnons de route. La question que je me pose en voyant cela : peut on réellement tirer un trait sur le passé dans la rue, sur un passé quelconque?

On parle de souvent de tourner la page du passé en autre; est-ce vraiment possible? Je n'ai pas la réponse.

Je me pose juste la question et je constate autour de moi et notamment au sein des actions que je pratique dans l'association. Ce qui me permet d'entrevoir des débuts de réponse qui ne sont peut-être pas les bonnes.

Je pense que l'on ne peut pas tourner la page du passé et que l'on peut vivre avec, l'accepter et en faire une force et non "un boulet" que l'on traîne à nos pieds.

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